ville VS campagne : la guerre du plus écolo

28/09/2023

Voici un article qui va donner de l'eau au moulin de la petite guéguerre de la meilleure façon de vivre !!! Attention pour avoir un match équitable il faut un arbitre, et aujourd'hui l'arbitre s'appelle l'impact carbone.

Aujourd'hui en France la répartition de l'impact carbone d'un habitant est la suivante :

La différence entre les deux modes de vie se fait sur l'alimentation, le transport et le logement. Les achats et les dépenses publiques restent les mêmes peu importe le lieu de vie. Nous allons avoir trois manches pour départager les deux candidats.

3… 2… 1… GOOOOO

Habitation :

1-0 pour la ville, désolé les copains. Mais vivre en ville est beaucoup moins polluant que vivre à la campagne. Cela s'explique par deux grands points :

Les habitats sont moins grands en ville et donc le volume à chauffer sera réduit

De plus, en ville il y a un partage de la chaleur. Eh oui, la plupart des habitants vivent dans des immeubles, vous avez des voisins sur les côtés, en haut et en bas. Pour une même surface les déperditions seront moindres.

Les déperditions sont définies par la relation suivante : Φ = U x S xΔT

Φ, le flux de chaleur en W

U, le coefficient de transmission thermique (qui prend en compte l'isolation de votre logement)

S, la surface en contact avec l'extérieur (l'enveloppe du bâtiment, les murs, le sol, et la toiture).

Delta T, la différence de température entre l'intérieur et l'extérieur en Kelvin (l'unité de température utilisée en science).

Donc si le delta T est plus petit en ville par conséquent vous consommez moins d'énergie.

Nous arrivons aux chiffres suivants :

Dans tous les cas vous consommez moins d'énergie en ville. Vous pouvez voir que le facteur le plus important est la différence de surface, et que la collectivisation de la chaleur joue un rôle secondaire dans les économies d'énergie.


Transport

2 – 0 pour la ville. Attention elle prend de l'avance !!

Il parait évident qu'un citadin consomme moins d'énergie et rejette moins de CO2 qu'un habitant de la campagne. Cela s'explique par la présence des transports en commun qui mutualisent l'impact carbone. De plus la majeure partie des emplois sont à la ville et donc la distance entre le travail et le lieu d'habitation est plus importante lorsque nous sommes à la campagne.  


Alimentation

2-1 ! La campagne rattrape, mais gagne le point de justesse…

L'alimentation ne dépend pas en majorité du lieu d'habitation mais surtout du régime alimentaire. L'alimentation se répartit comme suit : 30,0 % viandes | 29,1 % Produits laitiers | 28,2 % Céréales | 10,6 % Boissons | 2,6 % Autres | 0,5 % Oeufs. L'alimentation pèse environ un quart de l'empreinte carbone des ménages. Le premier facteur pesant sur l'empreinte climat est la consommation de viande et de laitages, suivi de la distance parcourue par les aliments pour parvenir jusqu'à notre assiette, ainsi que leurs emballages plastiques.

Un végétarien va réduire son impact carbone de 30%. Cependant si vous habitez à la campagne et que vous privilégiez les circuits courts vous pouvez réduire votre impact carbone dû à votre alimentation de 20%. Il ne faut pas oublier que la plupart des gens qui vivent à la campagne peuvent se faire un jardin potager et réduire considérablement l'impact carbone de leurs légumes. Attention, l'impact des légumes dans le bilan carbone est faible, la différence sur ce point-là sera peu visible.

La grande question pour départager les deux modes de vie est : Y a-t-il une plus forte probabilité de devenir végétarien si vous vivez à la campagne ou en ville ?

En effet une majeure partie des végétariens sont en ville.

Résultat du match :

2- 1 ! Eh oui cela parait contre intuitif mais vivre à la campagne est beaucoup plus énergivore. Malheureusement un jardin potager ne permettra jamais de devenir une poussière qui n'aurait jamais foulé cette terre… 

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